02 avril 2007
Poison d'avril !
Je me lasserai jamais de
vous rapporter les anecdotiques anecdotes péquenaudes de mon coin glanées çà et
là au détour de mes lectures hebdomadaires de ce qu’on l’appelle couramment en
ville « le gratuit ».
Et en ce début Avril, il
y a une tradition que j’avais oubliée, rangée au fond de ma mémoire, et qui
m’est réapparue ce soir même en allant faire quelques courses au centre ville…
Il y donc dans le Pays
Maichois une coutume que toutes les honnêtes gens, et plus particulièrement les
plus ou moins honnêtes commerçants, connaissent et qui consiste, pour une
bande d’autochtones investis des pouvoirs les plus étendus en matière de
bon goût et d’animation locale, à décorer sournoisement la nuit venue les
vitrines des commerces du centre bourg de quelques inscriptions en peinture
blanche (ha oui, çà me reviens, on appelle çà un tag) toutes plus
potaches les unes que les autres…
Mon regard s’est donc arrêté sur la devanture de la très honorable Caisse d’Epargne, et voici ce que cela donne :

Je n’ose pas vous parler du
bureau de tabac qui fait face à l’église, laquelle échoppe s’est vue affublée
d’un très machiavélique « LE ROI DU PIPEAU », graffiti en cela encore
plus drôle lorsque l’on prête attention aux cancans du coin qui colportent que
le volubile tenancier, monté sur des ressorts, connu pour sa verve prolixe et
toujours enjouée, « en serait une ». Je vous laisse deviner la
métaphore.
Les plus favorisés ou
ceux installés sous un lampadaire auront eu plus de chance en ne se voyant
affublés que d’un quelconque dessin de poisson de circonstance.
J’attends désormais avec
impatience la prochaine parution du gratuit local pour voir si ces attentats à
la devanture auront été revendiqués par cette Armée Révolutionnaire Maichoise,
et si les victimes auront protestés avec vigueur d’avoir eu une fois de plus à
« karcheriser » le travail de ces sauvageons.
Voyez vous, j’aime mes
montagnes, ses grands sapins verts et ses vertes vallées rupestres, et je ne me
lasse pas de tomber en admiration chaque fois que je quitte le travail devant
la vue qu’offre le belvédère de Mancenans sur le plateau voisin de Belleherbe
et le Château de Waroly, mais décidément, je crois que je ne serai à jamais
qu’un de ces « rapportés » qui ne comprendra décidément rien à rien à
la culture maichoise…. et dieu m’en garde.
